Paris Sousse …3000 Kilomètres à pied

Festival International de Hammamet « Au delà d’un festival…une mission et des valeurs »
5 Juillet 2019
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Paris Sousse …3000 Kilomètres à pied

Depuis le 2 mai, Ridha Dhib a quitté Paris en direction vers Sousse, ce parcours qui se ferait en quelques heures, prendra 4 mois pour ce performeur Marcheur. Une expérience qui incarne le trait d’union reliant Paris à la Tunisie. Et lui aussi, en tant que franco-tunisien il porte aussi ce trait d’union. Cette performance est l’expression métaphorique de ce « trait » qui le lie et qui relie…

Muni de son smartphone, l’artiste « déplie » sa ligne d’« Hor-I-zons » sur 107 étapes. À chaque étape et à l’aide d’une application boussole en réalité augmentée pointant vers la ville de Sousse, il prend une photo de l’horizon ciblé. Il envoie aussitôt l’image à l’Institut français de Tunisie sous forme de carte postale, et cela grâce à une autre application qui prendra en charge quotidiennement l’impression et la distribution des cartes. Elles seront exposées au fur et à mesure des envois. C’est cette série d’images qui finira par former sa ligne d’« Hor-I-zons ».

Ce projet est conçu en partenariat avec l’Institut français de Tunisieet soutenu par des organismes et institutions françaises, s’articule autour d’une problématique principale s’articule autour d’une question : que peut la ligne ? Autrement dit, quelles sont les potentialités plastiques d’une trace ouverte et abstraite ? « Pour ce faire, je l’expérimente dans son rapport au plan, au geste et au mouvement. J’explore ses résonances avec l’air et la lumière, et je sonde ses potentialités à plier, à lier et à générer des textures variées… j’interroge les promesses expressives d’une ligne entre fil et trace. Et comme du tracé au marché il n’y a qu’un pas, je me suis tout naturellement faufilé dans une ligne de fuite… Ce faisant, j’ai perdu mon épaisseur, je dois donc me mouvoir pour faire territoire. À partir de ce devenir, une réflexion sur la dimension mutante de la ligne s’est imposée – plus précisément, sur la transmutation numérique de la ligne et son rapport au corps. Avec ce corollaire : comment faire émerger une hybridité rythmée ? Comment « s’atelier » en marchant ? Dans cette perspective, je me suis équipé d’un smartphone – outil entre autres de captures, de traçage et d’archivage… – et je marche. Je suis tracé, donc je trace ».

Né à Sousse en 1966, Ridha Dhib est diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Toulon, vit à Paris depuis 1991. La peinture fut longtemps son médium de prédilection mais depuis une quinzaine d’années il travaille sur une recherche plastique dont la problématique principale est de « libérer » la ligne du plan. Dans un premier temps, il s’est approprié un pistolet à colle en l’utilisant à contre-emploi : avec cet outil, il ne s’agissait plus de coller les matériaux, mais plutôt de décoller et libérer la matière.
Ridha arrivera à Tunis le 08 aout et continuera à marcher jusqu’à Sousse sa ville natale, où il clôturera la dernière étape de la marche avec une exposition à la galerie El Birou. Mais la performance continuera avec une exposition à l’IFT au mois de septembre 2019.

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